Implication dans la communauté haïtienne

Émile Ollivier parle de son enfance à Haïti (extrait d'entrevue accordée le 24 septembre 1995 à l'émission «Tout art, tout artiste» et diffusée par CIBL 101,5); 2m 40s. Reproduit avec la permission de la CIBL*
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Lors de ses études à l'École Normale Supérieure de Port-au-Prince, Émile Ollivier a fait parti de l'Union nationale des étudiants haïtiens. Cet engagement lui a valu un séjour en prison après lequel il a dû s’exiler en France avant d’emménager au Québec. Convaincu que son séjour au Canada n’était que provisoire, Émile Ollivier ne pensait pas y prendre racine et y demeurer plus de vingt ans. Imprégné de deux identités, cette réalité migrante transparaîtra à travers les thèmes de ses romans, essais et travaux universitaires. Fidèle à ses origines, Émile Ollivier est resté engagé auprès de la communauté haïtienne à plusieurs niveaux :

Entre 1986 et 1999 en tant que président de la Fondation haïtienne pour le développement des services de santé en Haïti, il travaille à mettre sur pied un centre d'hémodialyse à l'hôpital Saint-François de Sales àPhoto d’Émile Ollivier à la prison de Port-au-Prince, juin 1963 Photo d’Émile Ollivier à la prison de Port-au-Prince, juin 1963.
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Port-au-Prince. Sur le plan politique, il milite pour le rétablissement de la démocratie en Haïti. Sur le plan culturel, il fonde à Montréal deux revues, Nouvelle Optique et Collectif Paroles, qui sont des moyens d'expression de la communauté haïtienne.

En tant qu'essayiste, Émile Ollivier produit tout une série des textes qui témoignent de son intérêt pour la politique et l'histoire de son pays d'origine :

1973-1980 : Positions sur un nouveau projet de société contenant la réflexion amorcée par Émile Ollivier sur la société haïtienne.
1975 : annotation de deux lettres écrites en 1975 par Marcel Gilbert sur l'action des Haïtiens à l'étranger.
1976 : Les candidats à la présidence écrit le 14 février 1976.
1992-1993 : Repenser Haïti, grandeur et misère d'un mouvement démocratique écrit en collaboration avec Claude Moïse.
1993 : L'Ayatollah Paul Dejean et la démocratie haïtienne écrit en collaboration Photographie d’Émile Ollivier, sa femme ainsi qu’une amie, devant le Carnaval étudiant de Port-au-Prince, 1960 Photographie d’Émile Ollivier, sa femme ainsi qu’une amie, devant le Carnaval étudiant de Port-au-Prince, 1960.
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avec Claude Moïse le 7 juin 1993.
1994-1995 : Lettre ouverte au président Jean-Bertrand Aristide, publié dans différents quotidiens et revues en 1994 et 1995.

Entre 1973 et 1975, Émile Ollivier participe activement au Mouvement de libération populaire à Montréal où il élabore notamment des textes sur les problématiques en lien avec la conjoncture et la politique en Haïti.

À l'échelle nationale comme internationale, Émile Ollivier a été à plusieurs reprises invité comme expert de la question haïtienne aux conférences et colloques tenus à travers le Canada, la France, la Belgique, l'Amérique latine et les Caraïbes.

« J’aime ce coin de terre, même si parfois il peut ressembler à un non-lieu; j’aime cette liberté totale dont on peut jouir au Québec au point que souvent je fais attention pour ne pas être ivre de cette liberté » (Émile Ollivier, 1999. Extrait d'un texte court intitulé Bref témoignage sur le déracinement, l'exil et l'accueil. Division de la gestion de documents et des archives, Université de Montréal. Fonds Émile Ollivier (P0349). P0349/C3, 001).

Image de l'extrait Extrait d'une lettre envoyée par Émile Ollivier en tant que Président de la Fondation haïtienne pour le développement des services de santé en Haïti au docteur Simphar Jh. Bontemps, le directeur médical de l'hôpital Saint-François de Sales à Porte-au-Prince, le 16 janvier 1989.
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Image de l'extrait Extrait d'une lettre envoyée aux collaborateurs du revue Colectif Paroles et signée par Daniel Holly, Claude Moïse et Émile Ollivier, le 2 février 1977.
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Image de l'extrait du plan de communication Extrait du texte de l'intervention Préparer et chanter des obsèques historiques au duvaliérisme prononcée le 20 février 1986 au débat-midi du Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).
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