Émile Ollivier enseignant

Événement lié à la carrière d’Émile Ollivier dans les années 80 Événement lié à la carrière d’Émile Ollivier dans les années 80.
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De part sa formation et son expérience de travail Émile Ollivier a acquis une expertise considérable dans le milieu de l’enseignement, son domaine de prédilection. Pendant son exil français, en 1965, il pose sa candidature pour un poste d’enseignant dans une école de la République Populaire de Chine, mais sa demande est refusée par la commission de sélection qui juge insuffisantes les conditions personnelles du demandeur pour effectuer ce travail. À son arrivée au Québec la formation et les connaissances d’Émile Ollivier ne cessèrent de se bonifier. Avant de faire son entrée en 1977 à la section d’Andragogie de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal à titre de chargé de cours, il a occupé deux postes d’enseignant, un au Collège et à l’École normale d’Amos de 1966 à 1968 et l’autre à la polyvalente de Beauharnois de 1968 à 1972. Il y enseigna les lettres, la pédagogie, la psychologie, la langue ainsi que la littérature française.

Sa formation universitaire ainsi que ses travaux à titre de professeur à l’Université de Montréal portent sur la pédagogie, et notamment sur l’alphabétisation, l’échec scolaire, la formation aux adultes et particulièrement la formation des immigrants. Ayant obtenu une maîtrise Ès art en sociologie avec son mémoire L’alphabétisation fonctionnelle dans les formations sociales dépendantes : théories et pratiques ainsi qu’un doctorat dans le même domaine avec sa thèse, Rencontre dans une salle de classe dans les années 90 Rencontre dans une salle de classe dans les années 90
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Le programme Multi-Média – Analyse critique d’un programme d’éducation populaire, Émile Ollivier contribua à de nombreux ouvrages et rédigea plusieurs articles en lien avec l’adaptation des enfants immigrants au milieu scolaire québécois, à l’alphabétisation dans les diverses communautés culturelles de la province, au déracinement, à l’exil et à l’accueil ainsi qu’à la lutte contre le racisme. Près de ses origines, son travail avait plus souvent qu’autrement un lien avec Haïti et les immigrants créolophones de Montréal. Il a été collaborateur pour de nombreux journaux et périodiques dont « Nouvelle Optique », « Collectif Paroles » ainsi que « Sociologie et société ». Il est auteur et co-auteur de plusieurs ouvrages dont Alphabétisme et alphabétisation des immigrants Haïtiens à Montréal (1981), Penser l’éducation des adultes ou fondements philosophiques de l’éducation des adultes (1983), La marginalité silencieuse (1991), un livre traitant des pratiques d’alphabétisation chez les publics immigrants, et Repenser Haïti : grandeur et misères d’un mouvement démocratique (1992).

Parallèlement à sa carrière d’enseignant, Émile Ollivier entretenait une carrière d’écrivain. Il a écrit plusieurs romans et essais encensés par la critique. On dira que son travail est une contribution à l’« enrichissement de la problématique du rapprochement des cultures ».

Image de l'extrait Lettre envoyée à Émile Ollivier par l'Ambassade de la république populaire de Chine à Paris, l'informant que ses «conditions personnelles» sont insuffisantes pour travailler en Chine à titre d'enseignant ou de traducteur, le 8 février 1966.
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Image de l'extrait Extrait d'une note de service pour le projet d'une recherche sur l'école haïtienne, 9 novembre 1973.
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Image de l'extrait du plan de communication Extrait d'une lettre envoyée le 21 novembre 1994 à Émile Ollivier contenant la demande de participer au jury de soutenance de thèse de Madame Paulette Durizot Ino-Baptiste, étudiante à l'Université des Antilles.
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